L'héritage d'Edgar Morin
Edgar Morin nous a quittés il y a un mois.
Avec lui disparaît l’un des plus grands artisans d’une pensée capable de relier, d’ouvrir, de complexifier — une pensée qui a aussi profondément marqué notre manière d’envisager l’éducation.
Edgar Morin a écrit « La connaissance progresse en intégrant, en reliant, en contextualisant. ». Une phrase qui résume l’exigence d’une éducation capable de préparer les humains aux défis transversaux, systémiques et globaux du XXIᵉ siècle. Pour lui, l’enseignement ne peut se réduire à transmettre des savoirs isolés : il plaidait pour une réforme intellectuelle profonde, fondée sur la capacité à sortir de la pensée en silo et à relier les connaissances, à contextualiser, à accueillir l’incertitude et à nourrir la curiosité.
Pour Morin, la complexité n’était pas un obstacle, mais une condition du réel. Il appelait à conjuguer les disciplines, à faire dialoguer sciences, humanités et arts, à réhabiliter le doute comme stimulant, et à replacer les grandes questions humaines au cœur de l’apprentissage.
Il dénonçait un système qui cloisonne, trie, fragmente — et invitait à une éducation qui aide à comprendre notre condition et à nous aider à vivre.
Aux Schumacher Sprouts, cette vision résonne profondément avec notre mission :
* penser l’éducation comme un espace de reliance plutôt que de fragmentation
* accueillir la complexité comme une ressource pédagogique
cultiver des esprits capables de discernement, de sens critique et d’émerveillement
* relier savoirs, expériences, émotions et écosystèmes
* former des êtres aptes à naviguer dans l’incertitude avec lucidité et responsabilité.
L’héritage d’Edgar Morin dépasse les frontières disciplinaires et nationales.
Il continue d’inspirer celles et ceux qui, partout dans le monde, cherchent à réinventer l’éducation pour qu’elle soit à la hauteur des enjeux planétaires.
Aujourd’hui, nous lui rendons hommage avec gratitude.
Et nous poursuivons humblement ce chemin : celui d’une pédagogie qui relie, qui n’a pas peur de la complexité et qui décloisonne.
Merci, Edgar Morin, pour cette pensée vivante qui éclaire encore nos pratiques et nos engagements.